﴾ When those who have kinship (ulū al-qurbā), the orphans and the poor fixed by need (masākīn) are present at the division, provide for them from it and speak to them a word that is recognized (maʿrūf). ﴿
After the previous verse established the shares for their owners, this verse turns to those who stand by the division with no fixed share in it. Idhā, "when", makes the presence something expected, which happens whenever property is divided; ḥaḍara, "is present at", is from ḥ-ḍ-r, presence being to come to a place and be in it in person; from it comes ḥaḍar, settled land as opposed to the open desert. Qisma, division, is from q-s-m, cutting a thing into parts, each attached to its owner; its definite article takes it back to the division whose shares were established in the verse before, and the word with the article occurs in the Book in this place alone.
The division in the verse is what is attended: those present come to it and stand by it, so it is an event that is witnessed and seen, and those who attend it watch the property being cut up and handed out to others. The verse builds its ruling on this very scene: need present before property being divided.
Those present are three. "Those who have kinship", ulū al-qurbā, ulū meaning "possessors of", are people of kinship in general; nearness, qurb, is from q-r-b, a joining that brings one thing close to another. The same root came in the verse before in al-aqrabūn, who stand there beside the two parents as those who leave what is divided; here it names people present who are provided for from what was left. Then "the orphans", with whom these verses opened; then "the poor fixed by need", masākīn, plural of miskīn, from s-k-n, one whose movement in seeking his living has been stilled so that he keeps to his place; the Book describes him as clinging to the dust: ﴿أَوْ مِسْكِينًا ذَا مَتْرَبَةٍ﴾, "or a poor man laid low in the dust".
These three kinds come together in the Book where giving is spoken of, as in ﴿وَآتَى الْمَالَ عَلَىٰ حُبِّهِ ذَوِي الْقُرْبَىٰ وَالْيَتَامَىٰ وَالْمَسَاكِينَ﴾, "and gives property, for all his love of it, to those of kin, the orphans and the poor", and here they come at the division: the verse brings those whom the Book names in spending into the gathering where what was left is divided, and gives them a right in it whose ground is their presence, their need and their kinship.
The answer comes with fa-: "provide for them from it". The provision here is a piece made to flow to them from the property in hand, the root r-z-q being a flow cut off at a known measure, and the pronoun in minhu, "from it", goes back to what was left, so the provision is a part cut from the property itself as it is being divided. The provision of the sufahāʾ came in the fifth verse with fī, "provide for them in it", and the property there is a support that remains in the hand of the one in charge of it, so the provision ran within it while it stood; here the property breaks up into shares and leaves the hand of its first owner, so the provision is taken "from it", a part cut away.
The verse leaves the amount of this provision open and assigns it to those addressed by "provide for them": the share in the previous verse is fixed and notched in, while the provision in this verse is a gift measured by those who hold the property at the hour of division. The two neighbouring verses thus set side by side a bounded right for the holders of shares and an open right for those present without a share.
The verse closes on the phrase that closed the verse on the sufahāʾ, "speak to them a word that is recognized", so both verses join a gift that the hand takes with speech that the ear hears. The recognized word here is speech that the one who came with his need receives and knows to be good. The Book weighs the recognized word against giving itself: ﴿قَوْلٌ مَّعْرُوفٌ وَمَغْفِرَةٌ خَيْرٌ مِّن صَدَقَةٍ يَتْبَعُهَا أَذًى﴾, "a recognized word and forgiveness are better than a charity followed by hurt": the recognized word keeps the gift from being accompanied by what wounds, and in this verse the two are joined in a single command.
The verse turns from the fixed shares to those who attend their division without a share: those of kinship, the orphans, and the poor whom need has stilled. Presence, from ḥ-ḍ-r, is coming to a place in person, and division, from q-s-m, is cutting property into parts attached to their owners, so the scene is property cut up before those in need. It commands that they be provided for "from it", with a part cut from what is being divided, after the provision of the sufahāʾ came "in it", from property that remains standing; it leaves the amount to those addressed, and joins it to a recognized word that keeps the gift from what wounds.
﴾ Lorsque ceux qui ont une parenté (ulū al-qurbā), les orphelins et les pauvres fixés par le besoin (masākīn) assistent au partage, pourvoyez à leur subsistance à partir de ce bien et dites-leur une parole reconnue (maʿrūf). ﴿
Après que le verset précédent a établi les parts pour leurs titulaires, ce verset se tourne vers ceux qui se tiennent près du partage sans y avoir de part fixée. Idhā, « lorsque », fait de la présence une chose attendue, qui se produit chaque fois qu'un bien est partagé ; ḥaḍara, « assister », vient de ḥ-ḍ-r, la présence consistant à venir en un lieu et à y être en personne ; de là vient ḥaḍar, le pays habité par opposition au désert. La qisma, le partage, vient de q-s-m, découper une chose en parties dont chacune est rattachée à son titulaire ; son article la ramène au partage dont les parts ont été établies au verset précédent, et le mot avec l'article ne se trouve dans le Livre qu'à cet endroit.
Le partage, dans le verset, est ce à quoi l'on assiste : ceux qui sont présents y viennent et s'y tiennent, si bien qu'il est un événement que l'on voit et dont on est témoin, et ceux qui y assistent regardent le bien se découper et se distribuer à d'autres. Le verset bâtit sa règle sur cette scène même : un besoin présent devant un bien qu'on partage.
Ceux qui sont présents sont trois. « Ceux qui ont une parenté », ulū al-qurbā, ulū signifiant « possesseurs de », sont des gens de parenté en général ; la proximité, qurb, vient de q-r-b, une jonction qui rapproche une chose d'une autre. La même racine est venue au verset précédent dans al-aqrabūn, qui s'y tiennent à côté des deux parents comme ceux qui laissent ce que l'on partage ; ici elle nomme des gens présents à qui l'on donne de ce qui a été laissé. Puis « les orphelins », par qui ces versets se sont ouverts ; puis « les pauvres fixés par le besoin », masākīn, pluriel de miskīn, de s-k-n, celui dont le mouvement pour gagner sa vie s'est immobilisé, si bien qu'il reste à sa place ; le Livre le décrit collé à la poussière : ﴿أَوْ مِسْكِينًا ذَا مَتْرَبَةٍ﴾, « ou un pauvre collé à la poussière ».
Ces trois sortes se retrouvent ensemble dans le Livre là où il est question de donner, comme dans ﴿وَآتَى الْمَالَ عَلَىٰ حُبِّهِ ذَوِي الْقُرْبَىٰ وَالْيَتَامَىٰ وَالْمَسَاكِينَ﴾, « et donne le bien, malgré l'amour qu'il en a, aux proches, aux orphelins et aux pauvres », et elles viennent ici au moment du partage : le verset fait entrer ceux que le Livre nomme dans la dépense au sein de l'assemblée où se partage ce qui a été laissé, et leur y donne un droit fondé sur leur présence, leur besoin et leur parenté.
La réponse vient avec fa- : « pourvoyez à leur subsistance à partir de ce bien ». La subsistance est ici une portion qu'on fait couler vers eux depuis le bien qui est entre les mains, la racine r-z-q étant un écoulement coupé à une mesure connue, et le pronom de minhu, « à partir de cela », renvoie à ce qui a été laissé : la subsistance est une part prélevée sur le bien lui-même pendant qu'on le partage. La subsistance des sufahāʾ est venue au cinquième verset avec fī, « pourvoyez à leur subsistance dans ces biens », et le bien y était un appui qui reste dans la main de celui qui en a la charge, si bien que la subsistance y courait tandis qu'il restait debout ; ici le bien se défait en parts et quitte la main de son premier propriétaire, et la subsistance est prise « à partir de lui », une part qu'on prélève.
Le verset laisse ouverte la quantité de cette subsistance et la confie à ceux à qui s'adresse « pourvoyez » : la part du verset précédent est fixée et entaillée, tandis que la subsistance de ce verset est un don que mesurent ceux qui tiennent le bien à l'heure du partage. Les deux versets voisins posent ainsi côte à côte un droit délimité pour les titulaires de parts et un droit ouvert pour ceux qui sont présents sans part.
Le verset se clôt sur la formule qui a clos le verset des sufahāʾ, « dites-leur une parole reconnue », si bien que les deux versets joignent un don que la main reçoit et une parole que l'oreille entend. La parole reconnue est ici une parole que celui qui est venu avec son besoin reçoit et dont il reconnaît le bien. Le Livre met en balance la parole reconnue et le don lui-même : ﴿قَوْلٌ مَّعْرُوفٌ وَمَغْفِرَةٌ خَيْرٌ مِّن صَدَقَةٍ يَتْبَعُهَا أَذًى﴾, « une parole reconnue et un voilement valent mieux qu'une ṣadaqa suivie d'une blessure » : la parole reconnue garde le don de ce qui blesse, et dans ce verset les deux sont joints en un seul ordre.
Le verset se tourne des parts fixées vers ceux qui assistent à leur partage sans part : ceux qui ont une parenté, les orphelins, et les pauvres que le besoin a immobilisés. La présence, de ḥ-ḍ-r, est le fait de venir en personne en un lieu, et le partage, de q-s-m, est le découpage du bien en parties rattachées à leurs titulaires : la scène est un bien que l'on découpe devant ceux qui sont dans le besoin. Il ordonne de pourvoyer à leur subsistance « à partir de ce bien », par une part prélevée sur ce qu'on partage, après que la subsistance des sufahāʾ est venue « dans ces biens », à partir d'un bien qui reste debout ; il laisse la quantité à ceux à qui il s'adresse, et la joint à une parole reconnue qui garde le don de ce qui blesse.